Edito
- Faut-il toujours brûler l’hérétique ?
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Au quatrième siècle avant Jésus Christ, un Grec d'Ephèse mit le feu au temple d'Artémis. L'une des sept merveilles du monde fut ainsi réduite en cendres. Erostrate, c'était le nom du pyromane, fut brûlé lui aussi pour ce crime. Et les Grecs publièrent un édit interdisant à quiconque – sous peine de mort – de prononcer dans l'avenir le nom de l'incendiaire. C'est l'histoire ancienne d'une époque où les hommes n'étaient pas indifférents à tout. Aujourd'hui, le sacrilège les laisse de marbre. On met en question le cœur même de leur foi, et ils semblent continuer leur routine comme si de rien n'était. Certains pourtant restent cohérents et réagissent quand on ébranle leurs convictions. Bernard Palmier fait partie de ceux-là. Dans le numéro 28 d'Aikido Journal, il critique sévèrement une série d'articles techniques publiés sur le site TAI. Cette rubrique qui a pour titre « Erreurs courantes » met en scène le Doshu Kisshomaru Ueshiba Sensei dans la démonstration (involontaire) des erreurs techniques à ne pas commettre. Bernard Palmier estime que l'utilisation du fils du Fondateur de l'Aikido dans un tel contexte est la marque d'un manque de respect scandaleux. Dans la mesure où l'argumentation développée dans ces articles veut démontrer que les erreurs techniques les plus courantes rencontrées aujourd'hui sur les tatamis ont pour origine l'enseignement de Kisshomaru Ueshiba, je voudrais dire à Bernard Palmier, pour commencer, que ce qui me paraît scandaleux à moi c'est que depuis plus de deux ans que cette rubrique est en ligne il soit le premier à sortir de la torpeur générale qui a tenu lieu d'unique réponse à la thèse en question. En effet, les enseignants d'Aikido aujourd'hui en activité étant dans leur grande majorité élèves de professeurs eux-mêmes formés par Kisshomaru, comment ont-ils pu accepter sans réaction que soit mise en question la référence de leur savoir ? On respecte ses parents, ses engagements, les usages, le code de la route (...) » Lire la suite
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